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Terratis veut lever 8 M€ pour industrialiser sa lutte contre le moustique tigre depuis Montpellier 

Spécialiste de la lutte contre le moustique tigre, Terratis cherche à lever 8 M€ pour implanter une usine de 4 000 m² dans la métropole de Montpellier. À la clé : une capacité de traitement multipliée par 30 et 80 recrutements.

Terratis veut passer à la phase industrialisation pour la production de ses moustiques tigres.

Crédits : ©DR

Terratis prépare son changement d’échelle. La société montpelliéraine, qui développe une solution de lutte contre le moustique tigre sans pesticide, cherche à lever 8 M€ d’ici la fin de l’année. Objectif : « établir en 2027 une unité de production de 4 000 m² sur une friche industrielle, idéalement sur la métropole de Montpellier, avec une mise en production progressive à partir de 2028 », confie Clelia Oliva, fondatrice de Terratis. 

La technologie de Terratis repose sur la technique de l’insecte stérile. Terratis élève en masse des moustiques tigres mâles, qui ne piquent pas, puis les stérilise par rayons X. Relâchés chaque semaine entre avril et octobre, ils s’accouplent avec les femelles sauvages, qui n’ont la possibilité de pondre qu’une seule fois. « Les œufs issus de ces accouplements n’éclosent pas, ce qui permet de réduire progressivement la population de moustiques », assure Clelia Oliva. 

80 emplois à la clé

Cette usine doit permettre de multiplier par 30 sa capacité de traitement en passant de 500 hectares traités à plus de 15 000 hectares par an. La société emploie 20 personnes sur son site pilote de 300 m² à Montpellier, et attend recruter 80 personnes avec ce nouvel outil industriel. 

Terratis a débuté en intervenant en 2025 à Brive-la-Gaillarde (19) et Montpellier, et poursuit son champ d’intervention en 2026 à Toulouse ainsi qu’à proximité de Lyon (69) et Bordeaux (33). Ses principaux clients sont les collectivités, mais l’entreprise cible également des acteurs du tourisme et des sites tels que des aérodromes.Terratis cible un chiffre d’affaires de 500 k€ en 2026, contre 135 k€ en 2025.