
La forteresse royale d’Aguilar permettait de surveiller l’un des rares passages des Corbières vers les Pyrénées.
Crédits : ©Association Mission Patrimoine Mondial – Philippe Benoist
Le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO a inscrit les « Forteresses royales capétiennes du Languedoc » sur sa liste le 26 juillet 2026. L’inscription récompense un ensemble architectural fortifié unique qui témoigne de la conquête du Languedoc par le roi de France et ses vassaux ainsi que de la volonté d’affirmer le pouvoir royal.
Ces forteresses, reconnues au titre de « bien en série », sont composées de huit monuments : les fortifications de Carcassonne ainsi que les châteaux d’Aguilar, Lastours, Montségur, Peyrepertuse, Puilaurens, Quéribus et Termes. Ces monuments sont situés dans les départements de l’Aude et de l’Ariège, entre le massif des Corbières, le piémont pyrénéen et la montagne noire. Le système de forteresses dites de « la sénéchaussée de Carcassonne » témoigne de l’adaptation des concepts de l’architecture militaire capétienne aux reliefs escarpés des Corbières et des Pyrénées. Longtemps nommés « châteaux cathares », ces monuments sont pour l’essentiel des constructions royales postérieures à la croisade des Albigeois.
Cette reconnaissance de l’UNESCO vient saluer le travail scientifique, patrimonial et collectif mené durant 13 ans dans l’Aude et l’Ariège et piloté par le Département de l’Aude et l’AMPM (Association Mission Patrimoine Mondial). Réparties dans des communes de 45 à 700 habitants, les forteresses affichent une fréquentation annuelle moyenne en hausse mais inégale selon les sites. Le Département de l’Aude et la Région Occitanie espèrent de nouvelles retombées pour le territoire. Le précédent le plus souvent cité par les acteurs locaux reste celui d’Albi : après son classement UNESCO en 2010, la cité épiscopale avait vu sa fréquentation bondir de 61 % dès le mois d’août suivant l’inscription.
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